Les autorités judiciaires du Burkina Faso ont annoncé l’arrestation d’un suspect clé dans le meurtre de l’ancienne ministre Viviane Compaoré. L’information a été donnée , le lundi 19 janvier 2026 à Ouagadougou. Le présumé auteur, un jeune homme de 26 ans, a été interpellé à Ouagadougou par les services de police.
Lors de son interrogatoire, le suspect est passé aux aveux. Il a expliqué s’être introduit au domicile de la victime le 10 janvier dernier pour commettre son forfait. Membre de la famille élargie de la défunte, il justifie son acte par une rancœur profonde, tout en affirmant que l’ancienne ministre était responsable de ses échecs passés et de plusieurs accusations de vol à son encontre.
Viviane Compaoré, assassiné dans la nuit du 10 au 11 janvier 2026
Le présumé coupable a profité de l’arrivée de la domestique et de l’ouverture des portes, pour accéder au bâtiment principal. Il a ensuite attendu le départ de l’employée ainsi que le retour de la victime, Viviane Compaoré, qui était à la prière matinale. Une fois Viviane Compaoré dans sa chambre, le jeune homme de 26 présumé coupable du meurtre, affirme l’avoir surprise et maîtrisée par étranglement. Il explique avoir utilisé une technique qu’il qualifie de « cadenas », pour étouffer les bruits d’alertes.
Après son forfait, le jeune homme explique qu’il a utilisé un couteau trouvé sur place pour assener des coups mortels. Avant de quitter les lieux, il aurait changé dans la chambre du fils de la victime, laissant ses vêtements sur place. Il aurait par la suite emporté trois téléphones portables, une tablette et la somme de 50 000 francs CFA. Les enquêteurs ont retrouvé plusieurs de ces objets en possession du suspect. B. W. Y. a été placé à la disposition de la justice pour la poursuite de la procédure judiciaire. L’enquête poursuit son cours afin d’établir l’ensemble des responsabilités dans ce meurtre.
Viviane Compaoré a occupé plusieurs hautes fonctions de l’État dans les années 1996 à 2010. Élue députée à l’Assemblée nationale, elle s’est imposée comme une parlementaire influente, notamment en tant que présidente de la Commission des affaires étrangères et de la défense (CAED). Sur la scène internationale, elle a marqué la Francophonie parlementaire en assumant les fonctions de Présidente du Réseau des femmes parlementaires de l’Assemblée parlementaire de la Francophonie (APF).
Viviane Compaoré a été appelée à exercer des responsabilités ministérielles. Elle a été successivement ministre des Transports et du Tourisme, puis ministre de l’Intégration régionale, contribuant à la mise en œuvre des politiques publiques dans des secteurs stratégiques pour le développement économique et l’ancrage sous-régional du Burkina Faso. Elle a également servi comme gouverneure de la région du Nord, où elle a œuvré au maintien de la cohésion sociale, au dialogue avec les autorités locales et à la gestion administrative.