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USA : des ressortissants de 7 pays africains interdits de séjour sur le territoire américain

Le président Donald Trump a annoncé le mercredi 4 juin 2025 une nouvelle interdiction d’entrée sur le sol américain pour les ressortissants de douze pays, à compter du lundi 9 juin. Parmi les pays concernés par l’interdiction figurent l’Afghanistan, l’Iran, la Libye, la Somalie, le Soudan et le Yémen. Sept autres dont le Cuba, le Venezuela, le Laos ou encore la Sierra Leone, seront soumis à un contrôle renforcé.

Parmi les pays africains concernés par la mesure d’interdiction de séjour sur le territoire américain figure le Tchad, le Congo-Brazzaville, la Guinée équatoriale, l’Érythrée, la Libye, la Somalie et le Soudan. Cette décision s’appuie sur un rapport du département de la Sécurité intérieure, mettant en cause des taux élevés de dépassement de visa et des déficiences dans les systèmes de vérification de documents ou de coopération diplomatique. Dans un message posté sur son compte Facebook le vendredi 05 jun, le Président tchadien Mahamat Idriss Deby Itno dit avoir « instruit le gouvernement à agir conformément aux principes de réciprocité et suspendre l’octroi des visas aux citoyens des États-Unis d’Amérique ». Pour lu,  « le Tchad n’a ni des avions à offrir, ni des milliards de dollars à donner mais le Tchad a sa dignité et sa fierté ».

Dans une vidéo publiée sur les réseaux sociaux, Donald Trump a lié cette mesure à l’attentat de Boulder survenu le dimanche 01 juin , perpétré par un ressortissant égyptien. Bien que l’Égypte ne figure pas sur la liste, le Président Américain a dénoncé l’arrivée de visiteurs qui, selon lui, « restent illégalement » sur le territoire américain. L’inclusion de l’Afghanistan suscite une vive controverse, notamment parmi les défenseurs des anciens collaborateurs afghans des forces américaines. Le président de l’organisation AfghanEvac dénonce une décision « moralement indéfendable ».

En 2017, Trump avait instauré un décret similaire, surnommé « Muslim ban », qui avait semé le chaos dans les aéroports avant d’être partiellement validé par la Cour suprême. Des ONG comme Oxfam dénoncent aujourd’hui une politique discriminatoire, sans fondement réel en matière de sécurité.

Wendlanaba Micéline Yaméogo

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