MondePolitique

Reconnaissance de la Palestine : un bras de fer diplomatique qui divise la communauté internationale

Le dimanche 21 septembre, l’Australie, le Portugal, le Canada, et le Royaume-Uni ont officiellement reconnu l’État de la Palestine, suivie de la France le 22 septembre 2025 lors du 80è session de l’Assemblée générale des Nations unies. C’est une décision qui suscite de vives tensions avec les alliés d’Israël.

La 80ᵉ session de l’Assemblée générale des Nations unies a été marquée par une mobilisation remarquable en faveur de la Palestine. Plusieurs États, tels que la France, l’Australie, le Portugal, le Canada et le Royaume-Uni, ont réaffirmé leur volonté de voir la Palestine accéder au statut d’État membre à part entière de l’ONU. La reconnaissance de l’État de Palestine est perçue favorablement dans le monde musulman. Toutefois, certains estiment que cette décision doit être suivie de mesures concrètes.

Face à cette dynamique, Israël et ses alliés, en l’occurrence les États-Unis, se sont opposés à toute reconnaissance unilatérale. Selon eux, une telle décision viendrait compromettre les négociations bilatérales et menacerait la stabilité régionale. Une position qui suscite des critiques, certains accusent Washington et Tel-Aviv de vouloir prolonger un statu quo intenable au détriment des aspirations palestiniennes.

Pour le Premier ministre israélien Benyamin Nétanyabou cette reconnaissance est vu comme une manière d’encourager le terrorisme « J’ai un message clair pour les dirigeants qui reconnaissent un État palestinien après le massacre atroce du 7 octobre, vous offrez une récompense énorme au terrorisme », a-t-il déclaré dans une vidéo diffusée par son bureau.

Quant au président français Emmanuel Macron, désapprouve les propos antisémitismes évoqués par Nétanyabou. Selon lui, « pour isoler le Hamas, le processus de reconnaissance et le plan de paix qui l’accompagne sont une précondition ». La reconnaissance de la Palestine dépasse le seul cadre du conflit. Elle devient un symbole de division entre les nations du Sud qui plaident pour un ordre plus juste et équitable et celles du Nord, les puissances occidentales attachées une stratégique qui leur est favorable.

Reconnaître la Palestine, c’est affirmer que la justice et les droits fondamentaux doivent primer, même au cœur d’un conflit israélo-palestinien qui dure depuis des décennies. Elle doit constituer le chemin menant vers une paix durable au Moyen-Orient.

Sanata Kouanda (stagiaire)

Articles similaires

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Bouton retour en haut de la page