Politique

Crise diplomatique Tchad – Soudan : les autorités tchadiennes mettent en garde Khartoum

Dans un interview accordé au média Al Jazeera en mars 2025, le général soudanais Yasser Al-Atta a évoqué la possibilité de frapper les aéroports de N’Djamena et d’Amdjarass. Le ministère tchadien des Affaires étrangères du Tchad a, en retour, qualifié ces propos comme « une potentielle déclaration de guerre ».

Dans une vidéo devenues virale sur les réseaux sociaux, le commandant en chef adjoint des forces armées soudanaises, Yasser Al-Atta   a ouvertement menacé le président tchadien Mahamat Idriss Déby Itno, en affirmant que le soutien présumé du Tchad aux Forces de soutien rapide (FSR) ne resterait pas impuni. Il a désigné les aéroports d’N’Djamena et de Amdjarass, situés dans l’Est du Tchad, comme des “cibles militaires légitimes” pour les forces armées soudanaises.

La réaction du Tchad ne s’est pas faite attendre. Dans un communiqué officiel signé le 23 mars 2025, le ministère tchadien des Affaires étrangères a condamné avec fermeté ces propos  « d’irresponsables et dangereux pour la stabilité régionale ».

Toutefois, le gouvernement tchadien met en garde contre toute tentative menaçant son intégrité territoriale. « Si un seul mètre carré de notre sol est menacé, nous répondrons avec vigueur, conformément aux principes du droit international », a avertit le ministère des Affaires étrangères.

Le communiqué rappelle que depuis plus de soixante années, les régimes soudanais, animés par le terrorisme, n’ont cessé de déployer tous les moyens possibles afin de déstabiliser le Tchad. Le même communiqué précise que les régimes soudanais qui se sont succédés auraient entre autres, orchestré des rébellions et soutenu le groupe Boko Haram. Malgré ces agressions répétées, N’Djaména a toujours privilégié la voie diplomatique et la paix, tout en assurant la défense de son territoire.

Le Tchad a par ailleurs  confirmé sa disponibilité à coopérer avec toutes les parties désireuses d’instaurer une paix durable au Soudan. « Toute autre approche serait inacceptable »,  ont conclu les autorités tchadiennes.

Florence Palingwendé Tassembédo (stagiaire)

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