Les autorités algériennes ont décidé, le dimanche 13 avril 2025, d’expulser 12 agents de l’ambassade de France à Alger sous 48 heures. Les relations diplomatiques entre Alger et Paris se sont fortement dégradées ces derniers mois.
Cette décision fait suite à l’arrestation récente de trois ressortissants algériens soupçonnés d’avoir participé à l’enlèvement d’un opposant au régime d’Alger sur le sol français, en l’occurrence l’influenceur Amir Boukhors, connu sous le nom d’Amir DZ.
La réaction d’Alger ne s’est pas fait attendre. Dans un communiqué publié le samedi 12 avril 2025, le ministère algérien des Affaires étrangères a dénoncé « un développement inacceptable et préjudiciable aux relations entre les deux pays », qualifiant la procédure judiciaire française de « cabale inadmissible ».

Le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, « demande aux autorités algériennes de renoncer à ces mesures d’expulsion sans lien avec la procédure judiciaire en cours » , rappelant que les deux pays ont « décidé ensemble, avec le gouvernement algérien, de retisser le fil du dialogue au service de nos deux pays ».
« Si la décision de renvoyer nos agents était maintenue, nous n’aurons d’autre choix que d’y répondre immédiatement », a-t-il mis en garde.
Les tensions entre la France et l’Algérie ressurgissent à peine une semaine après la visite en Algérie du ministre français, Jean-Noël Barrot, censée mettre fin à une escalade des tensions observée ces derniers mois entre les deux pays.
Florence Tassembédo (stagiaire)



