
L’ONG « Initiative Privée et Communautaire pour la santé et la riposte au VIH/Sida au Burkina Faso » (IPC/BF) a lancé le projet de promotion de la santé communautaire, en particulier en santé et droits sexuels et reproductifs à Tenkodogo , le mercredi 16 juillet 2025. Le projet est financé par l’Agence belge de coopération internationale (Enabel) et a pour objectif de « garantir un accès équitable et durable aux services de santé et droits sexuels et reproductifs (SDSR) pour les populations les plus vulnérables » à travers un renforcement de la gouvernance communautaire.
Le lancement officiel du projet de promotion de la santé communautaire, en particulier en santé et droits sexuels et reproductifs (SDSR), de l’IPC/BF a eu lieu le mercredi 16 juillet 2025 dans la ville de Tenkodogo. Ce projet de 24 mois s’inscrit dans une dynamique de renforcement de la participation citoyenne et de la redevabilité autour des services sociaux de façon général. « Ce projet va permettre le renforcement des capacités des communautés pour la prise en compte de leurs questions de santé par elles-mêmes et surtout de les accompagner de façon visible avec des piliers endogènes », a indiqué Dr Adama OUEDRAOGO, Point focal de IPC/BF.

Lors du lancement de ce nouveau projet, Dr Sirina Sompingda Ouédraogo, spécialiste en santé de la reproduction et chef de projet SDSR à Enabel, a expliqué que cette initiative répond à une volonté de doter les comités de gestion de santé d’outils concrets pour identifier les dysfonctionnements et proposer des solutions endogènes. « Le monitorage communautaire est notre levier pour faire émerger des solutions durables, adaptées et issues des réalités locales », a-t-elle souligné.

Le gouverneur de la région du Centre-Est, Abdoul Karim Lamizana a, quant à lui, salué l’engagement des acteurs et souligné l’importance de cette initiative dans un contexte où l’insécurité compromet l’accès aux soins. « Ce projet contribuera à améliorer significativement la santé sexuelle et reproductive de nos populations », a-t-il déclaré.
Il a également insisté sur la nécessité de renforcer les liens entre les comités de gestion santé et éducation, afin d’optimiser les ressources disponibles et améliorer la gouvernance.
Dr Somé Sohinté, Médecin Chef du district sanitaire de Tenkodogo, a exprimé son enthousiasme quant à la pertinence du projet. « C’est une opportunité pour renforcer la gouvernance sanitaire et l’implication des communautés dans la gestion des structures », a t-il indiqué. Il a insisté sur le besoin d’accompagner les communautés à mieux comprendre et s’approprier les services de santé pour des performances adaptées aux attentes locales.

Un projet novateur qui s’appuie sur des moyens endogènes
Le projet de promotion de la santé communautaire, en particulier en santé et droits sexuels et reproductifs (SDSR)t entend s’appuyer sur les mécanismes de monitorage communautaire pour favoriser un dialogue inclusif entre usagers et prestataires de santé.
Les populations ciblées sont notamment les jeunes, les femmes, les PDI et les personnes en situation de handicap, à travers une stratégie inclusive visant à accroître leur implication dans les organes de gouvernance. Le budget alloué à cette initiative s’élève à environ 131 millions FCFA, financé par Enabel. Édouard Kaboré, membre de l’association « Jeunesse en Mouvement », l’un des acteurs bénéficiaires de la société civile, se réjouit de cette approche participative. « Nos attentes, c’est que ce projet puisse rapprocher les services de santé des plus vulnérables et favoriser un accès réel à la santé », a-t-il laissé entendre.

Dans sa mise en œuvre, le projet combine information, plaidoyer, formation des Comités de Gestion de la Santé (COGES), appui technique et financier aux districts, dotation en outils de suivi, création de comités de veille communautaire et renforcement de la gouvernance locale. L’innovation majeure réside dans l’intégration des COGES/Santé et des COGES/Éducation autour d’un même objectif; celui de répondre aux besoins des communautés à travers une gestion partagée et transparente. L’action s’étendra sur les quatre districts sanitaires de 12 communes de la région du Plateau central et de la région du Centre-Est.
L’Initiative Privée et Communautaire pour la santé et la riposte au VIH/Sida au Burkina Faso (IPC/BF), actrice de premier plan dans la santé communautaire, a rappelé son engagement historique en faveur du bien-être des populations. Depuis 1994, plus de 800 projets communautaires ont été portés à travers le pays, avec un appui constant aux organisations à base communautaire et une expertise saluée par ses partenaires.
Issoufou Kaboré



