
La Coordination nationale de contrôle des forces de police (CONACFP) a présenté le mardi 12 août 2025 à Ouagadougou son bilan à mi-parcours. Avec une chute de plus de 80 % des plaintes pour mauvaises pratiques sur les axes routiers, le Colonel Kanou Coulibaly parle d’un résultat largement au-delà des prévisions .
La Coordination nationale de contrôle des forces de police (CONACFP) a organisé, le 12 août 2025 à Ouagadougou, sa première conférence de presse. L’objectif de cette conférence est de se présenter au public et de dresser le bilan de ses activités. « Notre mission est de lutter contre les pratiques corruptives et de garantir la fluidité de la circulation », a indiqué le Colonel Kanou Coulibaly.
En 2024, la structure avait reçu environ 600 plaintes. L’objectif fixé pour 2025 était de réduire ce nombre. « Au premier semestre, nous avons enregistré seulement 111 plaintes, soit une baisse de 81,5 % », a souligné le coordinateur national.
Il salue les « efforts conjoints avec les forces de sécurité et les partenaires du transport routier ». Selon le Colonel, cette performance est le fruit des campagnes de sensibilisation, des contrôles de qualité et d’une meilleure relation entre usagers et agents de contrôle. « Nos actions ont permis d’éveiller les consciences et d’améliorer les rapports sur le terrain », a-t-il rassuré.
Le coordinateur a souligné des difficultés telles que le problème d’identification des forces concernées, la barrière linguistique avec certains usagers. « Nous travaillons à relire notre décret fondateur et à acquérir une plateforme de contact permanente », a annoncé le responsable. Il a appelé à une mobilisation collective contre la corruption routière. Créée en 2016, la CONACFP contrôle les postes routiers de la gendarmerie, de la police nationale, de la police municipale et de l’ONASER.
Sanata Kouanda (stagiaire)
Issoufou KABORÉ



