BurkinaSociété

Ouagadougou : quand les antennes relais téléphoniques à proximité des habitations hantent le sommeil des riverains

L’autorité de régulation des communications électroniques et des postes du Burkina Faso (ARCEP), dans une conférence publique en date du 01 août 2025, a tenté de calmer les inquiétudes des populations qui vivent à proximité des pilonnes de téléphonie mobile. Elle assure qu’aucune étude scientifique fiable ne démontre un lien direct entre la proximité d’une antenne relais et l’apparition de maladies. Mais  au quartier Patte d’Oie de Ouagadougou, la peur demeure et la polémique autour des antennes relais Persiste. Dans les familles jouxtant les installations des réseaux de téléphonie mobile, les rumeurs évoquent des risques pour la santé, en particulier pour les femmes enceintes, les personnes âgées et les enfants. 

L’autorité de régulation des communications électroniques et des postes du Burkina Faso (ARCEP) appelle la population à ne pas céder aux spéculations et rappellent que ces installations sont régulièrement contrôlées. L’autorité a assuré qu’aucune preuve scientifique ne confirmait des craintes de maladies quelconques sur les personnes qui vivent  au quotidien à proximité des pilonnes téléphoniques.

Cet argumentaire de l’autorité burkinabè peine à rassurer les populations des quartiers de la capitale. Au quartier Patte d’Oie de Ouagadougou par exemple,  les avis sont mitigés sur la question. Madame Bagagnan dont la cour côtoie une antenne de téléphonie mobile depuis des années n’a jamais connu de soucis de santé depuis l’installation de l’antenne. « Nous avons accepté l’installation de l’antenne car nous savons que ça n’a pas d’impact sur la santé. Toute ma famille se porte bien. C’est un dispositif de travail qui permet à la population de communiquer. À chaque fois ils viennent faire l’entretien de l’antenne, nous n’avons aucun problème avec ça », a t-elle expliqué.

Madi Nikiéma, un autre riverain dit n’avoir pas encore contracté une maladie liée aux antennes-relais. Il se dit même surpris des folles rumeurs qui courent au sujet de l’installation des antennes de téléphonie mobile au milieu des habitations. « Nous n’avons pas encore entendu quelqu’un dire qu’il est atteint d’une maladie liée à la présence des antennes téléphoniques. Mais on attend souvent les gens dire que sa présence provoque des maladies », a-t-il laissé entendre.

Salmata Nignan affirme n’avoir jamais constaté de problème. « Je travaille dans cet immeuble depuis près de sept mois mais je n’ai encore de problème en ce qui concerne la présence de l’antenne. Je n’ai pas encore entendu quelqu’un également dire qu’il a eu un souci de santé à cause de l’antenne. Je pense que les gens racontent des mensonges sur la présence de l’antenne », a-t-elle affirmé.

Assana Coulibaly, une riveraine qui vit depuis 26 ans dans un immeuble sur lequel est implanté un pilonne n’a jamais constaté de problème de santé lié à la présence du pilonne. « Mon fils, ingénieur, a vérifié avant qu’on accepte l’installation. Aucun de nous n’a eu de problème de santé », a-t-elle indiqué.

Ces témoignages montrent que, malgré les inquiétudes relayées, les riverains interrogés à Patte d’Oie n’ont pas constaté d’impact sanitaire. Les autorités, elles, appellent à se fier aux faits et non aux rumeurs. Selon l’autorité de régulation des communications électroniques et des postes du Burkina Faso (ARCEP), les installations sont contrôlées et respectent les normes en vigueur.

Sanata Kouanda (stagiare)

Issoufou Kaboré

Articles similaires

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Bouton retour en haut de la page