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AES: l’Union européenne respecte la souveraineté des États

L’Union européenne se veut neutre et respectueuse du choix souverain des pays de l’Alliance des États du Sahel (AES) de quitter la CEDEAO. João Gomes CRAVINHO, nouveau représentant spécial de l’UE pour le Sahel, a réaffirmé cette position le mardi 11 février 2025 lors de son audience avec  Karamoko Jean Marie TRAORE, ministre des Affaires Étrangères, de la Coopération régionale et des Burkinabè de l’Extérieur.

 « L’Union européenne adopte une position de neutralité et respecte le choix souverain des États, comme ce fut le cas lorsque le Royaume-Uni a décidé de quitter l’Union européenne », a-t-il déclaré.  Karamoko Jean Marie TRAORE a, pour sa part, expliqué que cette décision ne relevait pas d’une volonté de rupture brutale, mais répondait au besoin de créer un espace de solidarité permettant aux trois pays de l’AES de relever leurs défis communs.

Cette rencontre de prise de contact a été également l’occasion pour les deux parties de réaffirmer leur volonté de renforcer la coopération entre Ouagadougou et Bruxelles. Lors de cette rencontre, João Gomes CRAVINHO a exprimé son engagement à travailler en étroite collaboration avec les autorités burkinabè pour consolider les relations entre l’Union européenne et le Burkina Faso. Il a également souligné sa volonté d’adopter une approche basée sur l’écoute et le dialogue, afin de mieux cerner les attentes et les priorités du Burkina Faso dans le cadre de sa coopération avec l’UE. « Notre objectif est de poursuivre nos efforts au Burkina Faso sur des enjeux cruciaux pour les populations, notamment l’aide au développement et la sécurité alimentaire », a-t-il expliqué. Il a par ailleurs mis en avant l’action quotidienne de la délégation de l’UE à Ouagadougou sur le plan humanitaire, visant à améliorer les conditions de vie des populations. Pour João Gomes CRAVINHO, ces échanges avec le chef de la diplomatie burkinabè constituent une base solide pour la poursuite de la coopération. Il s’est ainsi engagé à maintenir cet esprit de dialogue avec l’ensemble des acteurs burkinabè impliqués. Tout en souhaitant la bienvenue au nouveau Représentant spécial de l’UE pour le Sahel, SEM Karamoko Jean Marie TRAORE a exposé les défis majeurs auxquels fait face le Burkina Faso, ainsi que ceux des autres pays de l’Alliance des États du Sahel (AES). Il a par ailleurs partagé les attentes du Burkina Faso vis-à-vis de l’UE, notamment en matière de résilience des populations et d’approches adaptées aux réalités locales. « Si les deux parties s’écoutent, nos relations évolueront dans le bon sens. Nous souhaitons dialoguer davantage pour présenter notre situation réelle et permettre à nos partenaires de mieux nous comprendre », a-t-il affirmé. Le ministre quant à lui, a insisté sur la nécessité de repenser les mécanismes de coopération, évitant ainsi que les partenaires définissent des politiques avant de vérifier leur adéquation avec la réalité du terrain. « Il est crucial d’articuler les stratégies en tenant compte des potentialités du Burkina Faso et du Sahel », a-t-il ajouté. Il a toutefois exprimé la reconnaissance du Burkina Faso pour l’appui humanitaire apporté par l’Union européenne, tout en appelant à une évolution de cette coopération vers des programmes de renforcement de la résilience, afin d’attaquer les causes profondes de la crise humanitaire.

Ange Zongo

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