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Trois ans de gestion du MPSR2: progrès sécuritaire effectif, des Burkinabè confiants

Le 30 septembre 2025 marque le troisième anniversaire du Mouvement patriotique pour la sauvegarde et la restauration (MPSR2) au Burkina Faso. Depuis l’arrivée au pouvoir du capitaine Ibrahim Traoré, de nombreux changements ont été enregistrés, suscitant des appréciations contrastées au sein de la population. Si certains saluent des avancées considérables sur les plans sécuritaire, économique et social, d’autres estiment que les progrès demeurent timides.

Au Burkina Faso, c’est l’heure du bilan de la gestion du capitaine Ibrahim Traoré après trois années passées au pouvoir. Entre entretiens avec la presse burkinabè et documentaire de capitalisation diffusés sur la chaine de télévision nationale, le MPSR fait le bilan de ses trois années de gestion. Interrogé sur la gouvernance du président Traoré, Olivier Ouattara; un jeune ouagalais affirme retenir « une moyenne amélioration sur le plan sécuritaire ».

selon le jeune homme, plusieurs réalisations positives ont marqué la gestion du MPSR2, parmi lesquelles « l’acquisition de matériels de guerre, le renforcement des effectifs de l’armée avec la création d’unités pour des interventions plus rapides, l’acquisition de matériels agricoles, la création et la nationalisation de sociétés d’État, ainsi que le financement de projets de développement sur fonds propres ».

Cependant, Olivier Ouattara nuance son appréciation. Il souligne que « la reconquête du territoire enregistre une avancée timide, mais néanmoins meilleure qu’avant l’arrivée du MPSR2. Il y a des progrès, mais pas à la vitesse attendue par la population. Avec la réinstallation de certaines localités, la réouverture de certaines écoles et administrations publiques, ainsi que l’appui apporté à quelques déplacés internes, on peut tout de même constater un léger progrès », a-t-il ajouté.

Contrairement à Olivier Ouattara, Absatou Maïga estime, quant à elle, qu’il y a eu une avancée majeure depuis l’arrivée du capitaine Ibrahim Traoré au pouvoir. « Il y a plusieurs avancées sur le plan de la construction du pays et d’autres sont en cours », confie-t-elle, déjà satisfaite du travail abattu, et optimiste pour l’avenir. « Ce pouvoir a permis à beaucoup de Burkinabè de prendre conscience que c’est ensemble que l’on peut bâtir un Burkina nouveau. Et avec cette prise de conscience, nous pouvons tout accomplir », a-t-elle indiqué.

Cet avis est partagé par Moussa Sawadogo, déplacé interne originaire de la zone du Sud-ouest et récemment revenu dans sa localité. « Grâce à la réouverture de certaines zones, j’ai pu regagner mon village », a-t-il déclaré, en félicitant le pouvoir en place pour les efforts abattus. « Cela fait renaître en nous une lueur d’espoir même si la sécurité reste fragile, et que nous n’avons pas encore gagné la guerre », a-t-il conclu.

Ange Zongo

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