
L’ancien Directeur de la communication et de l’information (DCI) de la présidence guinéenne, Moussa Condé, est sorti de son silence après son limogeage intervenu par décret le 20 mars 2026. Dans une déclaration vidéo, il livre sa version des faits et assume pleinement les raisons de son éviction.
Le limogeage de l’ancien Directeur de la Communication et de l’Information (DCI) de la présidence guinéenne, Moussa Condé, a été officiellement annoncé le 20 mars 2026 à la Radiotélévision guinéenne (RTG). Le communiqué a été lu au journal télévisé, actant sa révocation pour faute lourde. Dans une vidéo postée sur Tiktok, Moussa Condé explique que les premiers éléments ayant conduit à sa chute remontent à un appel téléphonique avec un proche de la garde présidentielle.
Cet échange, selon lui, aurait été intercepté par les services de sécurité. À la suite de cela, il indique avoir été soumis à plusieurs convocations, au cours desquelles son téléphone a été saisi et examiné. Les investigations auraient permis de reveler des échanges compromettants sur l’application WhatsApp, notamment avec des marabouts. L’ex-responsable de la communication affirme leur avoir demandé des interventions mystiques dans le but de conserver la confiance du chef de l’État. Plusieurs contenus vidéo liés à ces pratiques auraient également été découverts.
Au-delà de ces éléments, Moussa Condé reconnaît des manquements graves dans la gestion administrative de son service. Il admet notamment des irrégularités dans le paiement des primes de ses collaborateurs, qualifiant lui-même cette situation de faute importante dans l’exercice de ses fonctions. L’ancien DCI évoque également un autre volet jugé « très grave » à savoir la présence de vidéos à caractère inapproprié tournées dans son bureau avec certaines femmes. Ces contenus, retrouvés dans son téléphone, sont, selon ses propres termes, «incompatibles avec les exigences de sa fonction » au sommet de l’État.
Face à l’ensemble de ces faits, Moussa Condé reconnaît une «sanction méritée» et rejette toute tentative d’instrumentalisation politique de son limogeage. «Je suis le seul et unique responsable de ce qui est arrivé», affirme-t-il, appelant à mettre fin aux spéculations visant les autorités.
Par décret présidentiel, Moussa Condé a été relevé de ses fonctions pour faute lourde. Pour assurer la continuité du service, Oumar Barry a été nommé Directeur de la Communication et de l’information de la Présidence de la République.
Issoufou Kaboré



