
Le Conseil supérieur de la chefferie coutumière et traditionnelle a salué, mercredi 1er avril 2026 à Ouagadougou, les avancées juridiques majeures en sa faveur. Dans une déclaration lue par le Ouidi Naaba Kiiba, l’institution met en avant les acquis, tout en exigeant une application rigoureuse de la loi pour renforcer la cohésion nationale.
Le Conseil met en avant l’adoption de la loi n°002-2026/ALT du 14 janvier 2026 portant statut de la chefferie coutumière et traditionnelle. Le Conseil estime que cette loi marque « l’aboutissement d’un très long processus ». Il précise les points essentiels de la loi. Le texte reconnaît les chefs comme des autorités morales. Le texte protège leur fonction, leurs résidences et les sites coutumiers. Le texte encadre aussi la succession pour éviter les conflits. Il impose aussi une neutralité politique et interdit toute activité partisane ou syndicale. Le Conseil insiste sur les exigences imposées par la loi.
L’institution rappelle « l’interdiction de faire de la politique partisane ou de mener des activités syndicales ». Le Conseil souligne que cette neutralité est essentielle pour préserver le rôle de rassembleur des chefs traditionnels. Il prévoit également des mécanismes de déchéance pour limiter les conflits de légitimité.
Le Conseil cite aussi d’autres avancées. Il évoque la création de la Journée nationale des coutumes et des traditions par décret en 2024. Il considère cette mesure comme une reconnaissance du rôle culturel des autorités traditionnelles.
L’institution affirme également que la chefferie contribue à la gestion des conflits et à la cohésion sociale. Elle insiste sur les valeurs que les chefs doivent incarner l’intégrité, l’unité et la solidarité.
Outre ces avancées, l’institution demande l’élaboration des textes d’application. Il invite les autorités à faciliter la mise en œuvre de la loi. Le Conseil encourage aussi les chefs à s’approprier les nouvelles dispositions.
Pour ce qui est de la question sécuritaire, le Conseil salue les efforts des autorités et rend hommage aux Forces de défense et de sécurité ainsi qu’aux Volontaires pour la défense de la patrie. Le Conseil a exprimé par ailleurs sa compassion envers les victimes.
Le Conseil revient sur son rôle historique. L’institution affirme que « la chefferie coutumière et traditionnelle est la première organisation de gouvernance des communautés ». Le Conseil rappelle sa résilience face aux périodes de marginalisation et souligne qu’elle doit sa survie à « la confiance des populations ».
Dans la déclaration, l’institution demande une mise en œuvre effective des textes. Elle insiste sur la nécessité d’élaborer rapidement les textes d’application et appelle à un accompagnement pour vulgariser la loi auprès des premiers concernés.
L’institution salue les efforts du gouvernement dans la lutte contre le terrorisme et exprime le souhait d’un retour de la paix et d’une stabilité durable. La loi portant statut de la chefferie coutumière et traditionnelle, adoptée le 14 janvier 2026, vise à encadrer juridiquement l’organisation et le fonctionnement des autorités traditionnelles. Elle fixe leurs droits et devoirs, tout en cherchant à prévenir les conflits de légitimité et à renforcer leur rôle dans la cohésion sociale. Elle s’inscrit dans une série de réformes, dont le décret de mars 2024 instituant une journée nationale dédiée aux coutumes et aux traditions.
Issoufou Kaboré



