
De plus en plus, de jeunes hommes rencontrent des difficultés à devenir pères, frappés d’une infertilité précoce. Pour les spécialistes de la santé, plusieurs raisons seraient à l’origine de cette infertilité. Dans cet écrit du Pr Charlemagne, spécialiste en gynécologie et ancien ministre de la Santé du Burkina Faso, l’infertilité masculine chez les jeunes est liée en grande partie aux modes de vie moderne. Même si l’infertilité masculine est de nos jours un mal aux conséquences bien réelles, le Pr Charlemagne souligne toutefois qu’il peut être soigné.
La question de l’infertilité masculine reste peu abordée, parfois taboue, souvent minimisée ou gardée au secret par le couple ou la personne concernée. Pourtant, elle s’impose progressivement comme une réalité préoccupante chez les jeunes couples. L’infertilité masculine ne concerne plus uniquement des cas isolés ou tardifs. Elle touche désormais des hommes jeunes, parfois sans antécédents médicaux particuliers.

Le Pr Charlemagne Ouédraogo, gynécologue-obstétricien et ancien ministre de la Santé, tire la sonnette d’alarme. « De nombreux jeunes sont concernés par des troubles graves de la spermatogenèse », explique-t-il dans un écrit publié sur sa page Facebook. Dans ce même écrit, il poursuit en disant que les formes les plus avancées de cette dégradation peuvent conduire à une azoospermie, rendant la conception naturelle impossible. Ce qui rend la situation plus préoccupante, c’est son origine. Contrairement aux idées reçues, le spécialiste de la santé explique que l’infertilité masculine est largement influencée par le mode de vie. « Ce que beaucoup ignorent, c’est que la qualité du sperme dépend directement du mode de vie », souligne le spécialiste.
Pour le Pr Charlemagne, l’alimentation constitue un facteur central dans le dysfonctionnement de spermatogenèse. Les habitudes actuelles, marquées par une forte consommation de fast-food, de fritures et de boissons sucrées, fragilisent progressivement la production de spermatozoïdes. À cela, s’ajoutent l’alcool, le tabac, mais aussi les excitants comme le café et les boissons énergisantes. Le spécialiste explique que les usages technologiques aggravent également la situation.
Le téléphone porté en permanence près des organes génitaux, ou encore l’ordinateur posé sur les cuisses, exposent les testicules à une chaleur prolongée, défavorable à la spermatogenèse. D’autres facteurs, moins visibles, jouent un rôle déterminant. Le stress chronique, le manque de sommeil ou encore le port de vêtements trop serrés. Pris isolément, ces éléments peuvent sembler anodins. Ensemble, ils contribuent à une détérioration progressive de la fertilité. Le danger réside dans l’absence de signaux d’alerte. « Le problème est silencieux, insidieux, sans signes pendant des années », prévient le Pr Charlemagne Ouédraogo, gynécologue-obstétricien. Cette évolution discrète explique pourquoi de nombreux hommes découvrent tardivement leur situation. « Quand les spermatozoïdes sont moins nombreux ou absents, il est difficile d’enceinter une femme », rappelle-t-il.

Face à cette réalité, la prévention reste la réponse la plus efficace. Le spécialiste insiste sur des mesures simples, mais déterminantes. Il recommande de « Manger simple et naturel, boire beaucoup d’eau, faire du sport, dormir suffisamment », tout en évitant « l’alcool, le tabac et les drogues ».
La rédaction



