La danse russe trouve une nouvelle scène au Burkina Faso grâce à l’Association Golden Team. Cette Association de jeunes scolaires et d’étudiants ont découvert la danse russe grâce à l’Association russo-burkinabè « African Initiative ». Depuis lors, elle a passé en revue des pas de danse de la musique classique russe. Entre les cérémonies culturelles organisées par l’Ambassade de la Fédération de Russie au Burkina Faso et celles d’African Initiative, Golden Team a toujours pu émerveiller le publique en imitant la danse traditionnelle russe. À travers ce reportage, les jeunes danseurs expliquent ce qu’ils ressentent quand ils s’expriment sur la danse russe.
Sur le plateau du basket de l’Université Joseph Ki Zerbo de Ouagadougou, des jeunes exécutent des pas de danses peu ordinaires devant des spectateurs un peu étonnés. Nous sommes aux séances de répétitions de Golden Team. Aujourd’hui, c’est la danse russe qui est à l’honneur. Pour la circonstance, les danseurs se sont habillés en tenue de danse traditionnelle russe. « La danse russe m’a marqué dès le départ. Lorsqu’ils [NDLR ; l’Association Russo-burkinabè African Initiative] sont venus demander qu’on prépare une chorégraphie, ça m’a poussé à faire beaucoup de recherches », explique Aziz Sawadogo, maître chorégraphe de Golden Team.

Pour Aziz, qui se décrit comme un passionné de danses et d’esthétique du Monde, la danse russe est très particulière. «Je suis quelqu’un de très curieux. J’ai étudié plusieurs danses, mais celle-là [NDLR la danse russe] a quelque chose de particulier », a-t-il affirmé.
L’appropriation du style s’accompagne d’un travail sur les sons et les mélodies russes. Pour lui, chaque morceau transporte un univers. «Quand tu écoutes certains sons russes, tu sens une culture entière derrière. Cela nous donne la force d’imaginer et de créer nos tenues», a-t-il insisté.
La danse russe ; une expérience enrichissante
L’interprétation de la danse russe n’a pas été simple pour les membres du groupe à les entendre parler. «Au début, c’était difficile parce que ce n’est pas une gestuelle habituelle pour nous. Mais une fois qu’on s’adapte, on finit par trouver notre place», reconnaît Abdoul Aziz Sawadogo. Certains membres danseurs du groupe, se sont adaptés difficilement à cette nouvelle. Chacun l’a fait à sa manière. «Au départ, on ne se sentait pas du tout à notre place. Mais avec les exercices et la formation, on a fini par incarner la danse. Quand on danse maintenant, on est joyeux, on donne le meilleur de nous», raconte Latifatou Yasmine Napon, étudiante en troisième année de SVT et membre du groupe.
Pour les membres de Golden Team, ils ajoutent de la diversité en interprétant les pas de danses russes même si le début n’était pas évident. «Ici, on apprend plusieurs danses Gurunsi, Mossi, Gourmatché… La danse russe est venue s’ajouter. C’était étonnant de voir des Burkinabè l’apprendre, mais on a relevé le défi», indique Kiswendsida Laure Ouédraogo.
La danse traditionnelle russe désormais une passion pour Golden Team
Pour les danseurs, la danse russe reste encore peu connue pour le grand public burkinabè. Pour Amidou Sawadogo, secrétaire général de Golden Team, interprète là dans russe n’est pas une simple performance artistique, c’est plutôt une expression culturelle que le groupe a pu effectuer avec succès. «Pour nous, c’est une belle aventure. La danse russe a été une découverte. Nous sommes passionnés de cultures et de danses, donc on n’a pas eu de mal à nous intégrer à cet univers», affirme-t-il. Le jeune homme souhaite plus de collaborations avec les Russes pour découvrir davantage la culture russe. «On espère vraiment que ça va continuer. Pourquoi pas des projets culturels, des projets de développement, et même un jour, aller en Russie pour partager nos connaissances» , s’interroge-t-il.
Issouf Kaboré



