Le ministre djiboutien des Affaires étrangères, Mahamoud Ali Youssouf, a été désigné président de la Commission de l’Union Africaine lors de la 38ᵉ session ordinaire de la Conférence des chefs d’État et de gouvernement de l’Union africaine (UA). Fort de deux décennies d’expérience diplomatique, il a remporté l’élection face au Kényan Raila Odinga le 15 février 2025 à Addis-Abeba (Ethiopie). A 59 ans, il devient le porte-voix de l’organisation panafricaine pour un mandat de quatre ans.
Après sept tours de vote, Mahamoud Ali Youssouf succède désormais au Tchadien Moussa Faki. Après vingt ans d’expérience à la tête de la diplomatie de Djibouti, un État stratégique de la Corne de l’Afrique, Mahamoud Ali Youssouf devient le nouveau visage de l’organisation panafricaine pour les quatre prochaines années.
Le scrutin s’est tenu dans l’hémicycle du siège de l’Union africaine à Addis-Abeba, lors de la 38e session ordinaire de la conférence de la commission de l’Union africaine. Le Gabon et les États membres de l’Alliance des États du Sahel (Burkina Faso, Mali, Niger) n’étaient pas présents à cette élection. À l’issue du vote, Mahamoud Youssouf s’est imposé face à deux figures politiques tels que Raila Odinga, 80 ans, ancien Premier ministre kényan ainsi que Richard James Randriamandrato, ex-chef de la diplomatie malgache.
Selon de nombreux observateurs, Mahamoud Ali Youssouf était le candidat le plus compétent. Il maîtrise parfaitement ses dossiers et correspondait aux attentes des chefs d’État, qui préfèrent généralement éviter une personnalité trop affirmée à la tête de la Commission. « Contrairement à Raila Odinga, il (ndl: Mahamoud Ali Youssouf) ne cherchera pas à bouleverser l’ordre établi. Reste à savoir s’il saura s’imposer politiquement et peser suffisamment dans les décisions, une question encore en suspens« , a affirmé Paul-Simon Handy, chercheur à l’Institut d’études de sécurité (ISS).
De nombreux défis complexes attendent le nouveau président de la commission de l’Union Africaine. Parmi les priorités, il y a la guerre dans l’est de la République démocratique du Congo, où les rebelles du M23, soutenus par le Rwanda, ont pris Bukavu le 14 février 2025. Une autre crise urgente concerne le Soudan. Cependant, bien qu’il soit soutenu par des chefs d’État aux intérêts souvent divergents, le diplomate est conscient que sa marge de manœuvre sera limitée, d’autant plus après l’annonce de Donald Trump concernant le gel de l’aide américaine.
Ange Zongo




De la pacotille cette UA…
Vivement une révolution au sein de cette institution « coloniale »
l’AES est sur le bon chemin… Peace